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OMBRES CHINOISES | ![]() |
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OMBRES CHINOISES À contre jour, les faussaires se déguisent en ombres chinoises. Au carnaval des appâts qui nous grisent, on s’apprivoise... Moi qui croyais aux soirs d’été nimbés de cris, de rires dérsquo;enfants J’ai vite compris qu'il fallait se méfier des serpents... Les ombres chinoises... C’est gens qui nous blasent la vie. Les ombres chinoises chinoisent et se croisent la nuit... La nuit, tout ce qui brille n’est pas en or ! La nuit, tous les chats sont gris... La nuit, insoumis dans le décor, j’ai peur des ombres chinoises... La nuit... La nuit... La nuit... J’ai peur des ombres chinoises... Au petit jour, les pouvoirs invisibles fondus dans la foule Décident du temps où ils prendront pour cible le pigeon qui roucoule Moi qui rêvais de clé des champs, de certitudes enrubannées. J’ai pris le large quand j'ai su que j'étais condamné... Les ombres chinoises effacent et déphasent la vie... Les ombres chinoises chinoisent et se croisent la nuit... La nuit, tout ce qui brille n’est pas en or ! La nuit, tous les chats sont gris. La nuit, insoumis dans le décor, j’ai peur des ombres chinoises. La nuit... J’ai peur des ombres chinoises... Passé le temps des turpitudes. Toutes ces plaies que l’on gomme. On rêve le temps d’un somme. On rêve le temps d’un coup de pied dans la fourmilière. Dans la fourmilière, les bons, les putes et les méchants. Ceux qui font la peur, la pluie, le beau temps Ont faim de tout. Il est des nuits où je suis tapi dans l’ombre et j'ai peur... Peur des ombres chinoises. J’ai peur des fantômes... De tous ces mammifères paquet-cadeau... Christian Decamps /Benoit Cazzulini texte soumis aux Droits d'Auteur réservé strictement à un usage privé ou éducatif |
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