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L’EAU QUI DORT On oublie les oubliettes. Les regrets que l’on sécrète nous allument les cigarettes sans trop savoir pourquoi... On souffre des allumettes qui raniment les mégots. Rien n’se perd et tout s’achète... Même le dégāt des eaux... L’eau qui dort ! L’eau qui dort ! Et le sous-marin de nos errances remue la vase dans tous les sens. Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! Ecorces d’oranges amères. Langues et venin de vipère. Bisque ! Bisque ! On déblatère à l’intérieur de soi. Les requins dans l’annuaire avalent les numéros. Nos Bagages en solitaire à la surface de l’eau... L’eau qui dort ! L’eau qui dort ! Et le sous-marin de nos errances remue la vase dans tous les sens. Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! On sculpte les habitudes. Burin sous le marteau. On se joue comme un prélude. Molto allegretto... Et l’on descend de la navette, des gros cailloux plein la tête. Les papiers dans la malette racontent ce que l’on doit... Et même la pluie qui clapote fait peur aux escargots. On se cache et tout se bloque. Fermé cause de travaux. L’eau qui dort ! L’eau qui dort ! Et le sous-marin de nos errances remue la vase dans tous les sens. Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! L’eau qui dort ! Et le sous-marin de nos errances remue la vase dans tous les sens. Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! L’eau qui dort ! remue la vase dans tous les sens. Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! Méfie-toi encore, encore de l’eau qui dort ! Christian Decamps texte soumis aux Droits d’Auteur réservé strictement à un usage privé ou éducatif |